Première sortie dans la nature après deux mois de privation de liberté
Journal du COVID
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| Photographie faite au téléphone cellulaire sous une pluie battante. |
La forêt respire encore au rythme de l'averse. Le sol, gorgé d'eau, garde la mémoire des animaux de passage. Là, devant moi, imprimées dans l'argile fraîche, se révèlent les empreintes du Blaireau européen (Meles meles). Cinq pelotes digitales bien alignées, et surtout ces longues griffes puissantes qui s'enfoncent dans la terre : pas de doute, le terrassier des bois est passé par là.
Ces traces ont un air de fraîcheur incroyable, cela est sans doute dû à l'humidité ambiante.
L'instantanéité de la scène est saisissante. La terre argileuse, comprimée sous le poids et le pas lourd de l'animal, conserve une pellicule de boue mise sous tension. Sous l'impact fin mais continu des gouttes de pluie, cette fine pellicule fuse tout juste, diffusant une eau légèrement troublée, encore boueuse, au fond des alvéoles laissées par les coussinets.
Pour mieux comprendre et vérifier cette dynamique du sol, j'ai reproduit l'expérience à quelques mètres de là. En posant ma chaussure dans la même argile humide (voir la photographie ci-contre), le phénomène physique se répète à l'identique : la pression chasse l'eau, puis la pluie vient diluer la pellicule de terre fraîchement tassée, créant exactement le même voile turbide.
Ces traces ont un air de fraîcheur incroyable, cela est sans doute dû à l'humidité ambiante.
L'instantanéité de la scène est saisissante. La terre argileuse, comprimée sous le poids et le pas lourd de l'animal, conserve une pellicule de boue mise sous tension. Sous l'impact fin mais continu des gouttes de pluie, cette fine pellicule fuse tout juste, diffusant une eau légèrement troublée, encore boueuse, au fond des alvéoles laissées par les coussinets.
Pour mieux comprendre et vérifier cette dynamique du sol, j'ai reproduit l'expérience à quelques mètres de là. En posant ma chaussure dans la même argile humide (voir la photographie ci-contre), le phénomène physique se répète à l'identique : la pression chasse l'eau, puis la pluie vient diluer la pellicule de terre fraîchement tassée, créant exactement le même voile turbide.
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| Deux traces côte à côte |
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| vue rapprochée. |
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| Une de mes traces, une demie heure après mon passage. |
À en croire les « spécialistes » autoproclamés du printemps 2020, la faune sauvage aurait profité du confinement, durant le COVID, pour reprendre subitement tous ses droits et coloniser massivement le moindre recoin délaissé par l'homme !
Avec un tel scénario, j’aurais dû slalomer sur mon vélo entre des hordes de sangliers et des troupeaux de chevreuils durant cette longue randonnée de plus de 40 kilomètres à travers monts et vaux.
Parti dès les premières lueurs de l'aube et rentré à midi, j'avoue n'avoir pourtant pas croisé grand-chose. Moi qui m'attendais presque à devoir freiner d'urgence pour éviter une foule d'animaux débouchant des bois, j'avoue être déçu !
Il faut dire que la réalité biologique est bien loin des fantasmes médiatiques de cet après COVID. D’une part, la nature ne repeuple pas ses espaces en quelques semaines de silence humain. D’autre part, la météo n'était guère complice : les animaux sauvages, dotés d'un sens aigu de la survie, préfèrent s'abriter et rester discrets durant les épisodes pluvieux.
Les capacités étonnantes des journalistes à prévoir l'avenir !
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J'ai également été très déçue de ne voir aucun animal malgré une longue balade en forêt.
RépondreSupprimerMais chez moi près de la forêt je vois de très gros insectes. Abeille noire ou frelon ?