Le sanglier le blaireau et les Arums tachetés.


Le Sanglier et l'Arum tacheté Arum maculatum




L'Arum tacheté passe tout l'hiver paisiblement caché dans le sol sous forme de rhizome, une réserve de nourriture souterraine).

Dès l'arrivée du printemps, il déploie ses premières feuilles vertes luisantes, en forme de fer de lance, parfois mouchetées de noir. Très commune dans presque toute la France, cette espèce affectionne les sous-bois frais et les forêts humides, même si elle se fait un peu plus rare dans le Sud méditerranéen.

 
* (appelé également, Gouet, Pied de veau, Chandelle, Bite de curé, Quine de curé, suivant la région où il pousse) 
 

Une fleur mystérieuse... et un piège à insectes !

 
Après le feuillage vient l'inflorescence, une structure tout à fait originale ! Vue de loin, la grande collerette (la spathe) entourant une tige centrale  le spadice  peut faire penser aux plantes carnivores tropicales.
Pourtant, l'Arum maculé ne mange pas d'insectes. Il invente plutôt le garde à vue végétal pour assurer sa reproduction :
 


1. La ruse La plante dégage une légère odeur d'excréments et produit même de la chaleur pour attirer de moucherons.

2. La capture : Les moucherons glissent dans la cavité au fond de la fleur. Des petits poils pointant vers le bas les empêchent de remonter.

3. La libération : Reclus pendant environ 24 heures, les insectes se roulent dans le pollen. Une fois la fécondation réussie, les poils se flétrissent et la plante relâche ses prisonniers pour qu'ils aillent féconder d'autres arums !



Attention, plante toxique !

Pour les humains, mieux vaut l'observer avec les yeux qu'avec les mains ! L'Arum tacheté est une plante très toxique. Sa sève et ses tissus contiennent des microscopiques aiguilles d'oxalate de calcium.les sucs sont irritants et rubéfiants, le contact avec les yeux ou la gorge chez les humains peut avoir des effets très graves.

🔺   Le contact avec la peau ou la gorge provoque de très graves brûlures et irritations. En fin d'été, ses fruits rouge vif forment de jolies grappes qui sont tout aussi dangereuses si elles sont ingérées.
 
 
Aussi toxique soit-il pour nous, le rhizome de l'Arum tacheté possède un grand fan-club en forêt !

Les amateurs de rhizomes d'Arum tacheté.







Le  Blaireau d'Europe Meles meles et le  Sanglier Sus scrofa adorent déterrer et manger ces rhizomes riches en féculents sans souffrir de leur toxicité.



Quelques trous, creusés dans le sol du sous bois attirent mon attention. La marque du boutoir imprimée dans la terre meuble ne laisse pas de doute sur l'auteur de ce fric-frac.



Le boutoir toujours au contact du sol le Sanglier est, paraît-il, capable de détecter la source d'une odeur à une très grande profondeur !
Le sanglier, à la différence du blaireau, n'est pas un délicat lorsqu'il fouille le sol, les boutis se reconnaissent aisément.
Seuls les rhizomes sont consommés, feuilles et tiges jonchent le sol après le passage de notre ami.


Un rhizome entier


Tiges et feuilles privées de leur rhizome (regroupées par le photographe

Tiges et feuilles privées de leur rhizome (regroupées par le photographe



Les extrémités des tiges amputées de leur rhizome, sont plus mâchouillées que coupées !
!


Les rhizomes poussent à environ 20/30 cm de profondeur.

Plante sortie de terre par l'auteur


Résumé
 
Les rhizomes des Arums tachetés Arum maculatumconstituent des réserves de nourriture activement recherchées par certains animaux omnivores. Le sanglier fait partie de ceux là. Il déterre les rhizomes profondément enfouis dans le sol grâce à son boutoir puis les consomme en abandonnant tiges et feuilles. 
 


J'ai rédigé de nombreux articles en rapport avec nos amis 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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4 commentaires:

  1. Bonjour,
    Lorsque les sangliers sont rentrés dans la propriété en novembre, ils se sont régalés des rhizomes d'iris, les festin complet, ils ont donc une prédilection pour ce genre de nourriture.
    je vous suis toujours très assidûment.
    Lycène

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  2. Jean-Paul est à lui seul, une mine de connaissances ! Comme d'habitude, on en apprend encore et toujours sur les animaux, la nature en général grâce à son professionnalisme, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. J'ai lu récemment que les pics épeiche nourrissaient leurs petits alternativement. La femelle, la journée et le mâle la nuit. J'ai constaté moi-même que les deux parents nourrissaient leurs jeunes en pleine journée ! ! !

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    1. Bonsoir Monique,
      Merci pour votre commentaire élogieux ;-)
      Je réalise que l'observation des traces et des indices est vraiment une science ! je regrette un peu de m'y être adonné un peu tard. Concernant votre remarque, nous vivons une époque où nous ne pouvons plus accorder une totale confiance aux écrits. Il existe tout un tas d'auteurs (j'en connais) qui rédigent des ouvrage en piochant ici ou là sur la toile ou dans des ouvrages spécialisés sans jamais aller sur le terrain. Un peu à la manière de journalistes peu scrupuleux

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  3. Bonsoir Lycène,
    Merci pour commentaire et ...votre fidélité.
    Bien cordialement à vous.
    Entre-nous quelle chance vous avez ;-)

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