Coup de sabots évités de justesse
Des histoires incroyables et pourtant bien réelles, ma vie de photographe animalier en est remplie. Celle-ci est surprenante et aurait pu être dramatique lorsque j'y repense aujourd'hui. Nous sommes dans les années 1970 / 1980, au cœur de la forêt de Fontainebleau.
L'histoire se passe à la fin du mois de septembre, ou peut-être au début d'octobre. Le brame bat son plein.
L'histoire se passe à la fin du mois de septembre, ou peut-être au début d'octobre. Le brame bat son plein.
À cette époque, l’argentique règne en maître et le Graal des téléobjectifs s'appelle le Novoflex — il vaut une véritable petite fortune ! Les photographes ne courent pas encore les bois comme aujourd'hui, le numérique n'ayant pas encore provoqué l'affluence néfaste actuelle des milieux naturels, la solitude en forêt reste parfois presque absolue.
Ce matin-là, je suis embusqué à plat-ventre sur un étroit sentier surplombant la Gorge aux Merisiers. La forêt résonne des raires puissants des cerfs en rut. Allongé au sol, j'attends.
Ce matin-là, je suis embusqué à plat-ventre sur un étroit sentier surplombant la Gorge aux Merisiers. La forêt résonne des raires puissants des cerfs en rut. Allongé au sol, j'attends.
Dans mon esprit, le scénario idéal est déjà écrit : le grand cerf va surgir d'un pas majestueux et mesuré sur ce chemin paisible, en quête d'une biche en chaleur.
Mais la réalité du terrain rattrape vite le poète : rester à plat ventre pendant des heures est une épreuve athlétique pour les vertèbres. De temps à autre, je dois basculer doucement sur le côté pour soulager un dos en compote.
Soudain, en cours de matinée, un raffut extraordinaire éclate juste à côté de moi ! Bigre, bigre !
Pas le temps de réaliser. Sans le moindre préavis : "PLAF"
Un bruit sourd, lourd, pesant, résonne à moins de deux mètres à peine de mes chaussures. Un cerf lancé, dans une course folle, vient d'écraser violemment ses sabots avant dans le sable du chemin pour prendre son appel et repartir dans un bond prodigieux. L'animal ne m'a ni vu, ni senti ! Il a simplement traversé mon espace comme un météore.
Mon cœur bat à tout rompre.
Combien pèse un cerf lorsqu'il se réceptionne de tout son poids sur ses pattes avant ? Un certain poids, c'est garanti et une charge que mon dos n'aurait absolument pas supportée. (Une fois passée l'émotion il m'est aisé de retrouver les traces des sabots distantes de 1,20 m du bout de mes semelles)
Soudain, en cours de matinée, un raffut extraordinaire éclate juste à côté de moi ! Bigre, bigre !
Pas le temps de réaliser. Sans le moindre préavis : "PLAF"
Un bruit sourd, lourd, pesant, résonne à moins de deux mètres à peine de mes chaussures. Un cerf lancé, dans une course folle, vient d'écraser violemment ses sabots avant dans le sable du chemin pour prendre son appel et repartir dans un bond prodigieux. L'animal ne m'a ni vu, ni senti ! Il a simplement traversé mon espace comme un météore.
Mon cœur bat à tout rompre.
Combien pèse un cerf lorsqu'il se réceptionne de tout son poids sur ses pattes avant ? Un certain poids, c'est garanti et une charge que mon dos n'aurait absolument pas supportée. (Une fois passée l'émotion il m'est aisé de retrouver les traces des sabots distantes de 1,20 m du bout de mes semelles)
Quelle histoire, mes amis !
À suivre !

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